la traversée du Timenkar en voiture

belle traversée entre vallée du Tarzaza et la partie supérieure de l’Ourika ( Setti Fatma), réalisée fin mars, en deux temps : d’abord jusqu’à Tagadirt par beau temps très belle lumière, puis un autre jour de Tagadirt à Setti Fatma par brume de chaleur, hélas.

La nouvelle route est bien goudronnée, sauf le dernier tronçon entre Tadrart et Setti Fatma . La route part de la vallée du Tarzaza, monte sur le versant nord du Jbel Tamadout dans les reboisements ( pins puis cèdres) . On peut s’arrêter pour voir Sidi Ali ou Fars ( dont le marabout a été englobé dans la mosquée) . Au bout du dernier virage, on peut marcher sur un petit sentier utilisé par les carriers de dalles rouges pour aller voir une belle vue sur la vallée de l’assif Aït Leqaq. Arrivé sur le plateau de grès rouges , on va admirer la belle vue depuis le bord nord du Tamadout. Puis on découvre un large vallon, entre Tamadout et Timenkar, avec de nombreux villages et leurs terrasses de cultures et de noyers. On longe les dernières pentes du Jbel Ikkis ( terrains gris) , et on descend vers l’assif Ikkis ( avant ses gorges en aval) , on admire le marabout de Sidi Belqas , près du village de Tagadirt. On remonte vers le flanc sud du Timenkar, avec de nombreux villages , puis , après Akerker, la route surplombe la moyenne vallée de l’Ourika , et contourne la masse rouge du Jbel Chiker. Le village d’Inefgayne domine de nombreuses terrasses de cultures, irriguées ou non , puis celui de Bouizgarn est entouré d’une forêt de genévriers thurifères. Après Bouizgarn, dans la descente vers la vallée supérieure de l’Ourika, les terrains changent de couleur , on a traversé une faille (voir faille Meltsen-Ouka) La pente est très sèche ( microclimat dû à l’encaissement de la vallée) , les thurifères sont morts, la pente est couverte de buissons d’adénocarpes à feuilles d’anagyre, qui résistent à la sécheresse ( voir photo, en mai). Le dernier tronçon de piste à flanc de la pente n’est pas large ( prévoir un éventuel croisement ! ) , puis descend sur les villages de Setti Fatma et leur multiples restaurants!

Quelques remarques :

  • les cultures en terrasses, les noyers, l’élevage, ne sont pas suffisants pour nourrir la population de ces villages, aussi les hommes vont travailler en ville.
  • L’Etat a réalisé d’importants travaux pour fixer cette population : route goudronnée et pistes ( il n’y a plus guère de mulets , surtout des motos et camionnettes), électrification, antennes-relais, écoles. Mais rien n’a été fait pour la forêt, presque tous les arbres du plateau ont disparu (sauf les noyers plantés) , les quelques reboisements sur les pentes sont très incomplets.
  • Les parpaings remplacent les pierres des maisons .Déjà avant le séisme, encore plus depuis , sauf une heureuse exception ( voir photo).
  • les traditions berbères sont malmenées : abandon du culte des saints, pourtant séculaire; les vêtements colorés des femmes ( et même des petites filles) sont remplacés par du noir. Même constat dans les autres villages de la montagne.

voir traversée du Timenkar 1°partie

et traversée Timenkar 2°partie temps brumeux

voir aussi traversée du Timenkar jusqu’à Bouizgarn

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